Retour sur la conférence du 9 mars sur les limites planétaires

paru le: 09/03/2026

Retour sur la conférence du lundi 9 mars sur les Limites Planétaires

La conférence « Repenser les politiques publiques à l’aune des limites planétaires et de la théorie du Donut » animée par Clothilde Saunier (Doctorante en Science Politique au CERAPS dont les recherches portent sur l’intégration de la finitude écologique dans l’action publique) et Barbara Nicoloso (Directrice de Virage Énergie accompagnant les collectivités territoriales dans la mise en œuvre de la sobriété) s’est déroulée ce lundi 9 mars à Sciences Po Lille.

Définition des concepts

Dans un premier temps, Clothilde Saunier a présenté le concept de limites planétaires, un concept permettant de définir un espace de fonctionnement sûr pour l’humanité en se basant sur des processus biophysiques qui régulent la stabilité du système Terre. Ce concept établissant 9 limites à ne pas dépasser pour assurer l’habitabilité a comme point fort sa facilité à être représenté. C’est ce qui l’a rendu accessible au public.

Ensuite, nous avons pu apprendre comment ce concept a pu être complété par l’ouvrage « Doughnut Economics » en 2017 qui ajoute aux limites planétaires un plancher social visant à diriger l’humanité vers de bonnes conditions de vie tout en respectant la planète.

La présentation de ces concepts a permis de sensibiliser le public au dépassement des limites planétaires que nous vivons aujourd’hui.

Le concept des limites planétaires et de la théorie du Donut dans les politiques publiques

En dialoguant, Barbara Nicoloso et Clothilde Saunier ont pu montrer à l’audience comment ces concepts sont appliqués dans les politiques publiques à ce jour. C’est bien au niveau local que les politiques publiques utilisent ces concepts, mais souvent avec des approches très différentes. Certaines localités s’axant sur l’évaluation de leurs impacts, d’autres sur le fait d’avoir un bon score sur des planchers sociaux ou certaines limites planétaires spécifiques. Aucune localité ne s’accorde sur comment utiliser ces concepts. Il ressort alors une certaine insuffisance de ces outils pour une application à des politiques locales. D’autant plus qu’il est difficile d’agir sur les limites ayant une dimension globale pour une commune.

Des échanges avec le public

Plus d’une centaine de personne ont pu assister à la conférence en présence et en visio-conférence. De nombreux échanges soutenus ont donc eu lieu entre chercheurs, acteurs locaux et les intervenantes afin d’alimenter les réflexions sur l’implémentation de ce cadre des limites planétaires dans les entreprises ou les communes.